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    Question fréquente

    Acompte de travaux : quel montant est acceptable ?

    Réponse courte

    La loi ne plafonne pas l'acompte : c'est le contrat qui le fixe. L'usage raisonnable se situe autour de 30 % à la commande, le solde étant réglé par situations d'avancement puis à la réception. Un acompte de 50 % ou plus, sans garantie, fait porter tout le risque au client.

    Rédigé par Sylvain Chauvel, Fondateur de Be.work, promotion et rénovation immobilière depuis 20 ansRelu le

    À retenir

    • Acompte d'usage : 30 % à la commande sur un chantier courant, davantage seulement en cas de fournitures spécifiques commandées sur mesure.
    • Ne payez jamais l'intégralité avant travaux, et jamais en espèces sans facture.
    • Chaque versement doit correspondre à un avancement constaté, pas à un calendrier théorique.
    • Gardez toujours un solde significatif à régler après la réception, réserves levées.

    Un échéancier sain

    Un chantier bien contractualisé prévoit un échéancier lié à l'avancement réel, avec des jalons vérifiables sur place. C'est votre principale protection : vous ne payez que ce qui est fait.

    • À la commande : 30 % maximum, pour couvrir l'approvisionnement et le blocage du planning.
    • En cours de chantier : deux à trois situations d'avancement, chacune validée après constat.
    • À la réception : un solde qui ne doit pas être symbolique.
    • Après réception : une retenue de garantie de 5 % le cas échéant, libérée à la levée des réserves.

    Les signaux d'alerte

    Une demande d'acompte élevée, pressante, justifiée par une remise « valable aujourd'hui » ou par un paiement en espèces, est le schéma classique des chantiers qui s'arrêtent. De même, une demande de versement supplémentaire non prévue à l'échéancier doit être refusée jusqu'à constat d'avancement.

    Sur les fournitures réellement spécifiques — menuiseries sur mesure, escalier, cuisine équipée — un acompte supérieur peut se justifier, mais il doit être adossé à une commande nominative que l'entreprise vous transmet.

    Payer sans avancer d'argent à l'entreprise

    Le séquestre change complètement l'équilibre : les fonds sont bloqués chez un tiers, l'entreprise sait qu'ils existent, et ils ne sont libérés qu'au fur et à mesure de l'avancement validé. L'entreprise est sécurisée sur le paiement, le client sur l'exécution.

    Ce que Be.work change sur ce point

    Sur Be.work, aucun acompte n'est versé à l'entreprise. Le client alimente un compte séquestre ouvert chez un notaire ; les fonds sont libérés par jalons d'avancement validés (20 %, 30 %, 25 %, 20 %, puis 5 % de retenue de garantie). Chaque situation est soumise au client, qui dispose de 7 jours calendaires pour la valider ou la contester — sans réponse, elle est validée tacitement. Une contestation motivée suspend le versement le temps de l'expertise technique.

    Questions fréquentes

    Il peut le proposer, vous pouvez le refuser : rien ne l'impose. Un tel niveau ne se justifie que par des fournitures sur mesure commandées immédiatement, et devrait alors être adossé à une garantie ou à un séquestre.

    Oui en cas de rétractation dans le délai légal, en cas d'annulation par l'entreprise, ou si le chantier n'est pas exécuté. Hors de ces cas, l'entreprise peut retenir les frais réellement engagés qu'elle justifie.

    Oui, une facture d'acompte mentionnant la TVA doit vous être remise. Elle constitue la preuve du versement et de son affectation au marché.

    Des travaux sans mauvaise surprise

    Un technicien rédige gratuitement le descriptif de votre projet, les entreprises vérifiées chiffrent le même document et votre argent reste sur un compte séquestre notarial jusqu'à validation de chaque étape.

    Sources et méthode

    À propos de l'auteur

    Sylvain Chauvel, Fondateur de Be.work, promotion et rénovation immobilière depuis 20 ans. Ancien dirigeant d'une société de promotion immobilière à Paris, où il a piloté la construction et la rénovation de programmes résidentiels : descriptifs, appels d'offres, réception des travaux.

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